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Je me propose de limiter cette introduction à la discussion à quelques problèmes posés par le contre-investissement. Il est évident qu'il s'agit d'une dichotomie arbitraire car, le problème du contre-investissement est étroitement lié à celui de l'investissement et vice versa. Il s'agit donc de diriger le flash plutôt d'un côté que de l'autre.
Commençons par le terme de contre-investissement. Autant que celui de l' « investissement », il évoque les opérations bancaires ou militaires. Freud utilise d'ailleurs ces deux images dès l'Esquisse, en 1895 et ensuite dans Malaise dans la civilisation en 1930. C'est dire qu'il s'agit d'une lutte de grande envergure et d'un enjeu qui peut se solder par des pertes ou par des profits.
On considère généralement que le terme de contre-investissement, autant dans la langue française que dans la langue anglaise porte à confusion. On lui reproche de mettre l'accent sur le « contre » aux dépens de l' « investissement », alors qu'il serait plus approprié de parler d' « investissement-contre ». Nous allons nous référer aux textes de Freud pour départager ces points de vue et pour conclure — j'anticipe à dessein — qu'il ne s'agit pas d'opter pour la première formulation plutôt que pour la seconde, mais plutôt d'avoir présent à l'esprit les deux, si l'on veut décomposer ce processus essentiellement économique et en saisir ensuite la dynamique.
Voici comment Freud décrit ce processus, sans d'ailleurs le nommer, dans le chapitre consacré au « Refoulement » (Métapsychologie, 1915, p. 52) :
« Voici, dit-il, comment nous pouvons nous représenter les choses : le refoulé exerce une pression continue dans la direction du conscient et celui-ci, par une contre-pression équivalente, doit maintenir l'équilibre. »
En effet, dit Freud, le refoulement est mobile au plus haut degré : il ne convient pas de se le figurer comme un fait survenu une seule fois, à peu près « comme lorsqu'on a tué quelque chose de vivant qui, ensuite, reste mort ». Au contraire, fac