You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
La substance du texte ici publié est l'aboutissement d'un travail commencé durant l'été 1930 en collaboration avec Freud. Le point de départ en fut un cas de délire de jalousie que j'avais précédemment analysé et publié) et qui, incidemment, avait révélé une profusion de renseignements concernant une période inconnue jusque-là, celle qui précède le complexe d'Œdipe et qui est justement appelée préœdipienne. Le compte rendu de cette collaboration est un manuscrit, composé de mes notes consignées après des discussions avec Freud, et de commentaires marginaux, idées et suggestions de Freud lui-même.
Nous sommes habitués au postulat suivant lequel les origines de la maladie névrotique remontent au complexe d'Œdipe de l'individu. L'homme ou la femme normaux sortent de leur sexualité infantile, dont le complexe d'Œdipe représente l'apogée et abandonnent l'objet d'amour de cette période, tandis que le névrosé reste fixé à l'objet d'amour œdipien.
Voilà comment à l'origine Freud posait le postulat de l'étiologie de la névrose, mais dans son travail sur la sexualité féminine (2), publié pour la première fois en 1921, il limite le rôle du complexe d'Œdipe chez la femme et attribue une grande importance à la période pré-œdipienne (3) dans la formation de la maladie névrotique. En effet, il dit qu'en ce qui concerne la femme, il est obligé de revenir sur l'affirmation