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Kaplan (Abraham). — La maturité religieuse (Maturity in religion).
L'auteur commence par mettre en garde contre « l'illusion génétique » qui consiste à juger de la valeur d'une proposition (au sens logique du terme) d'après les conditions de sa genèse, illusion qui pourrait aussi bien faire rejeter les acquisitions scientifiques en les rattachant à un stade de l'évolution psychosexuelle.
Le concept « Dieu » n'est pas nécessaire à la religion pour cet auteur, pour qui l'essentiel est constitué par l'attitude religieuse.
En un langage inhabituel pour un article de revue de psychanalyse, l'auteur essaie de définir une attitude religieuse mûre, non infantile, qui consisterait à donner un sens et une valeur à l'univers et à la vie ; à jouer le jeu de la vie avec autant de bonne volonté réelle lorsqu'il est frustrant et source de souffrance que lorsqu'il est gratifiant ; à avoir un sentiment de gratitude, l'impression de « recevoir », sans pour autant impliquer un Autre, auteur de ce don ; à ressentir de la joie, sans angoisse ni culpabilité.
Frankl (Liselotte) et Hellman (Ilse). — Un problème spécifique des garçons adolescents : les difficultés de rompre le lien infantile à la mère (A specific problem in adolescents boys : difficulties in loosening the infantile tie to the mother).
Pearson (Gerald H. J.). — La signification psychologique de l'augure qui interprétait les rêves (The psychological signifiance of the omen by which dreams were interpreted).
L'auteur se réfère à des rêves babyloniens et sumériens et à leur interprétation, consignés sur des tablettes. Il suppose que l'augure était un personnage surmoïque, et, interprétant les prédictions de l'augure comme un contenu manifeste symbolique, il aboutit à une cohérence sémantique très nette entre le contenu et celui du rêve. Il en conclut qu'une certaine compréhension inconsciente existait à l'égard des rêves.
Il constate aussi que ces rêves, faits par hommes qui ont vécu il y a environ 5