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Galinsky (Morris D.) et Pressman (Maurie D.). — Intellectualisation et résistances intellectuelles (Intellectualisation and intellectual resistances).
Les auteurs désignent par ces mots l'utilisation du langage élaboré, adulte, de façon excessive et dans un but défensif contre les affects. Ils distinguent l'intellectualisation de la rationalisation, qui consiste à expliquer son propre comportement par de faux motifs. Les diverses modalités de mise en œuvre de ce type de défense ont en commun la perturbation du rapport optimum entre le contenu idéatoire et le contenu affectif d'une pensée.
Les auteurs étudient le rôle défensif de ce mécanisme et ses relations avec la prise de conscience, l'isolation, les comportements actifs-passifs.
Le langage est posé comme équivalent au processus secondaire ; il est considéré comme l'outil principal du Moi ; les auteurs étudient son utilisation : 1) Par les Moi forts qui se servent du langage pour affronter et assimiler les pulsions du Ça et les affects déclenchés par elles ; 2) Par les Moi faibles, psychotiques ou prépsychotiques, qui le mettent au service du Ça, après coup, lorsque les pulsions çaïques ont fait irruption sans avoir pu être contenues.
Pearson (Gérald H.). — Quelques observations sur un trouble léger du sommeil chez une fillette de trois mois (Some observations on a mild sleep disturbance in a three months girl).