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Je ne peux pas dire que je sois très à mon aise en introduisant ce symposium sur Les influences mutuelles dans le développement du Moi et du Ça. Il y a peu de sujets qui soient plus vastes en analyse. Ce que je pourrai vous dire n'aboutira guère à un tableau intégré. Le temps qui m'est accordé ne suffirait même pas à un catalogue des problèmes impliqués. Mais j'espère que cette difficulté même, dont vous êtes sans doute aussi conscients que moi-même, vous empêchera de m'accuser de péchés d'omission ; et que vous m'accorderez le privilège d'une approche personnelle : le droit d'accentuer librement et surtout de choisir pour ma présentation certains aspects seulement de notre problème, en en négligeant beaucoup d'autres, bien qu'ils puissent être d'une importance égale dans une théorie psychanalytique intégrée du développement.
Je soumettrai à votre discussion certaines voies d'approche possibles, essayant pour ainsi dire de placer le problème ; je ferai quelques suggestions pour clarifier, étendre et intégrer certains de ses aspects ; et je commencerai, comme d'habitude, par quelques remarques historiques, que j'essayerai cependant de limiter à un minimum.
Vous trouvez déjà le concept d'un Moi dans la psychologie physiologique de Freud de 1895 (1950) et dans certains articles cliniques datant de la même période. Ces premières formulations ont été suivies