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Lors du dernier Congrès des Psychanalystes de Langues romanes, qui se tint à Paris en 1965, je terminai ma courte intervention faite à la suite du rapport de Loewenstein par ce propos : « De plus, je crains que Loewenstein (1) ne m'accuse de vouloir donner au « Moi autonome » certains prolongements qui ne coïncident pas précisément avec les fonctions qui lui sont habituellement attribuées. »
Je vais tenter aujourd'hui d'expliquer ces paroles peut-être ambiguës.
Pour moi, la qualité essentielle, spécifique du « Moi autonome », c'est qu'il exerce ses fonctions en dehors du tumulte des conflits, dans ce que Loewenstein et ses collaborateurs ont appelé une « zone non conflictuelle » du psychisme. Sans doute cette localisation quasi géographique n'est-elle pas adéquate en l'occurrence, car le « Moi autonome » ne se « situe » vraiment ni là, ni ailleurs. S'il y a en l'homme un « Moi autonome », celui-ci ne peut être, en quelque sorte, qu'un axe central de son être, axe autour duquel se construit et s'organise le mouvement de tout son psychisme. J'utiliserais volontiers ici l'image bien connue de la roue et de ses rayons tournant autour d'un moyeu central : quelle que soit la rapidité du mouvement qui emporte la roue, le moyeu reste immobile — et pourtant c'est autour de ce point central que la roue continue à tourner, et sans lui ce mouvement cesserait. Ne cherchons pas dans une image des similitudes absolues, mais laissons-la développer en nous ses analogies.
J'ai pu, au cours de mon expérience thérapeutique, percevoir chez