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En dépit de l'aide que m'ont apportée mes trois collègues, les Drs K. T. Calder, P. G. Myerson et S. Ritvo, donner un aperçu des vues du Congrès sur la Névrose obsessionnelle reste une tâche redoutable. Par-dessus tout, ce n'est pas là une tâche qui puisse être brièvement condensée, et c'est là pourquoi je demande l'indulgence de l'auditoire, déjà à bout à force d'écouter.
En choisissant la névrose obsessionnelle comme principal thème du Congrès, le Comité du Programme, sciemment ou non, semble avoir été guidé par deux idées exprimées par Freud dans Notes sur un cas de névrose obsessionnelle, 1909. L'une, qu'il était embarrassé parce qu'il est si difficile de comprendre la névrose obsessionnelle alors que, après tout, les processus de pensée y sont si proches des nôtres et que la mystérieuse transition de l'esprit au corps n'y est pas présente, ce qui se rencontre dans l'hystérie. La seconde, que sous ce rapport, l'effort concerté d'un groupe peut réussir là où échoue un seul individu.
En ce qui concerne le premier point, quelque direction nous a déjà été offerte par l'une des contributions au Congrès, savoir que la névrose obsessionnelle est difficile à débrouiller non pas en dépit mais à cause du fait que la pathologie se situe dans les processus de pensée eux-mêmes ; ainsi attaque-t-elle proprement les moyens de communication du patient avec nous aussi bien que notre capacité de nous identifier avec lui et avec les aberrations de sa logique et de son raisonnement. Quant