You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
C'est pour moi un grand honneur et une non moindre responsabilité que d'ouvrir cette première séance scientifique du XXIVe Congrès international de Psychanalyse. Le patient dont je vais parler nous est bien connu — c'était lui en effet le sujet de la première présentation lors de la toute première réunion internationale de psychanalystes en avril 1908. Sur cette seule base, il est normal qu'un Congrès qui se propose de consacrer une partie importante de son programme de travail à une révision contemporaine de la névrose obsessionnelle et à son traitement psychanalytique commence ses travaux par le réexamen du premier malade obsessionnel, et sans doute le plus célèbre que Sigmund Freud n'ait jamais discuté en détail.
En acceptant cette tâche, je me proposai d'appuyer ma discussion sur le rapport de 1909 publié dans les Collected Papers de Freud. Mais heureusement je décidai de relire l'histoire de ce cas dans L'Edition Standard. J'y fis une découverte surprenante : celle des notes journalières de Freud sur les quatre premiers mois de cette analyse. Ces notes informelles permettent, comme Strachey le suggère, de nous imprégner de la démarche minutieuse suivie par Freud au cours de l'étude du matériel de son patient, ainsi que de sa prise de conscience quant à l'existence de certains domaines où les conflits du patient se heurtèrent