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C'est une grande chance pour nous d'avoir comme point de départ à notre discussion sur la névrose obsessionnelle, un matériel d'une aussi grande valeur. Le travail de Freud (1909) sur L'homme aux rats est une merveilleuse introduction mais, comme l'a souligné Zetzel, la publication de ses notes nous donne la rare occasion de pénétrer plus profondément la pensée théorique et technique de Freud. Zetzel a fait un remarquable travail en mettant à jour certaines des idées déjà implicites dans le matériel de Freud. La publication (1949) du cas de Frankie, est désormais un classique dans la littérature de la psychanalyse infantile. Une étude aussi soigneusement documentée et présentée par une clinicienne aussi éminente est chose rare. L'article de Ritvo, quelque quinze ans plus tard, nous offre à nouveau une occasion exceptionnelle d'étudier certains aspects de la psychopathologie. Ritvo a démontré avec beaucoup de soin et de maîtrise que les conflits et les symptômes, présents chez Frankie enfant, se trouvent représentés chez Frankie adulte.
La plupart de mes remarques vont porter sur le cas de Frankie puisque c'est à son propos que nous possédons le plus d'informations cliniques.
Ma première question concerne le diagnostic. Le matériel clinique présenté par les analystes de Frankie indique-t-il le passage d'une névrose phobique à une névrose obsessionnelle ? Je ne pense pas que les symptômes phobiques impliquent l'hystérie, pas plus que les symptômes obsessionnels n'impliquent la névrose obsessionnelle. Bien que les symptômes soient incontestablement parmi les indices les plus fidèles que nous possédions de la pathologie sous-jacente, des travaux récents nous ont appris que leurs corrélations à des syndromes typiques sont moins rigides que nous ne le pensions. S'il est vrai que Frankie avait des phobies, lorsqu'il vint en traitement, il présentait également, une symptomatologie indiquant une pathologie plus profonde et plus régressive. Il lui arrivait souvent d'être comme