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Dans cet exposé nous reprendrons quelques points particuliers de l' « Homme aux rats » en opérant une certaine mise en place du matériel clinique qui nous est présenté, ceci à la lumière d'une conception étendue de l'analité dont la base et le point de départ nous sont donnés par les écrits que Freud a consacrés à ce concept.
A mon sens, une certaine compréhension de ce concept doit, à elle seule, nous rendre compte d'une façon cohérente de tous les aspects de la névrose obsessionnelle.
Pour ne pas alourdir cet exposé et ne pas me répéter, je ne reprendrai par les considérations que j'ai formulées ailleurs sur l'analité et la relation objectale anale (2), mais je m'y référerai de façon implicite, quitte à y revenir au cours de la discussion.
Nous allons commencer tout d'abord par reprendre certains éléments cliniques que le patient de Freud estimait être le facteur déclenchant de sa maladie :
« Je vois là le début de ma maladie. Il y avait des personnes, des bonnes, qui me plaisaient beaucoup et que je désirais violemment voir nues. Toutefois, j'avais, en éprouvant ces désirs, un sentiment d'inquiétante étrangeté comme s'il devait arriver quelque chose si je pensais cela, et comme si je devais tout faire pour l'empêcher. »
L' « Homme aux rats » met ici son voyeurisme en relation directe avec son conflit pathogène spécifique. Je pense que si nous nous penchons sur sa pulsion scoptophilique en en dégageant l'aspect d'introjection captative, nous serons amenés à lui donner raison sur ce point. Ainsi que Michel Fain l'a souligné (3), le voyeurisme doit être considéré à un certain niveau comme un acte moteur relevant de la phase sadique-anale