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Dans nos précédents travaux sur la névrose obsessionnelle (2), nous nous sommes surtout efforcés de situer celle-ci par rapport au complexe d'Œdipe, en insistant notamment sur le rôle de la phase génitale, qui ne disparaît pas avec la régression sadique anale, mais qui commande celle-ci. La régression nous fait entendre le langage de la génitalité dans la transcription sadique anale. Mais surtout nous avons proposé, après une étude clinique et critique, un modèle structural de la névrose obsessionnelle établi d'après les paramètres métapsychologiques freudiens. Nous avons, dans cette perspective, montré que cette structure s'opposait, dans l'œuvre de Freud, d'une façon précise, à celle de l'hystérie (3).
Il existe peu de liens aussi étroits entre l'objet d'une phase libidinale et une organisation symptomatologique ou caractérielle que pour l'objet anal et le caractère ou l'organisation du même nom. Le rôle de l'anahté, quels que soient les correctifs ou les additifs que les auteurs lui apportent, reste la pierre angulaire de la métapsychologie de la névrose obsessionnelle, tandis que le caractère anal est indéniablement, de toute la « caractérologie » psychanalytique, celui dont le dessin est le plus ferme et le moins contestable. Beaucoup d'auteurs s'accordent