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Je me propose de discuter, dans cet article, la nature et la finalité de certains mécanismes obsessionnels, en particulier le contrôle obsessionnel, ainsi que leur influence sur l'état du soi et des relations objectates.
Nous connaissons tous la distinction — désormais classique — que fit Abraham en 1924 entre les deux phases du stade anal. Il accorda une grande importance à leur ligne de démarcation car c'est là justement que, d'après lui, le sujet établit sa première vraie relation objectale ; or celle-ci est, comme on le sait, un des principaux signes distinctifs entre psychose et névrose. Le deuxième stade anal appartient à la névrose obsessionnelle, et se caractérise par les tendances conservatrices à la rétention et au contrôle de l'objet.
A mon avis, nous pouvons distinguer, dans les mécanismes obsessionnels, des éléments régressifs et d'autres plus intégrés. Les uns correspondent à un Surmoi cruel et à une interprétation déformée de la réalité ; ils constituent l'essence de la névrose obsessionnelle grave. Les autres, par ailleurs, sauvegardent les parties saines de la personnalité, permettent un meilleur contact avec la réalité et essaient de maintenir la relation avec l'objet extérieur. Melanie Klein souligna, en 1932, que les mécanismes obsessionnels commencent à fonctionner tôt dans l'enfance mais qu'ils ne sont pas alors organisés en ce qui pourrait