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L'analyse d'un enfant nous offre une possibilité unique d'observer des anxiétés primaires et flottantes exprimées directement et, ainsi, de voir les processus défensifs changeant vivement, mobilisés dans la salle de jeu. Cela donne à notre travail une valeur de recherche particulière. L'un des objets de cet article est de montrer comment l'analyse d'un petit enfant révèle les facteurs économiques qui déterminent l'émergence d'une névrose obsessionnelle. De sorte que l'analyse de l'enfant peut démontrer que le problème du « choix de la névrose » est réellement une question de « préférence défensive » remontant aux premiers temps de la vie. Ces défenses préférées peuvent être employées avec une rigueur variable contre toute constellation d'angoisse donnant un tableau clinique différent selon les anxiétés sous-jacentes.
Dans le cas commenté ici je désire montrer comment ce petit garçon employait des défenses primaires de clivage (splitting), identification projective et contrôle omnipotent sur ses objets, et avait progressé d'une organisation paranoïde vers une organisation obsessionnelle durant les deux premières années de son analyse.
Il est intéressant de noter qu'Abraham, écrivant en 1924 et reliant son propre ouvrage à celui de Freud, affirmait déjà :
« Nous pouvons maintenant considérer comme nettement établie l'affinité psychologique entre mélancolie et névrose obsessionnelle. » Mais la compréhension de la relation entre névrose obsessionnelle et paranoïa n'a pas été clarifiée avant 1932. Cette annéelà Melanie Klein, travaillant avec des enfants très perturbés, ouvrit la discussion en déclarant :
« Il me semble que la névrose obsessionnelle est une tentative de