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En 1950, le Psychoanalytic Quarterly, a publié un article de W. L. Pious, intitulé « Symptômes obsessionnels-compulsifs chez un patient atteint de schizophrénie naissante ». Le Dr Bychowski nous apporte des éclaircissements sur la même question qu'il a traitée sous un titre tout à fait semblable : « Façade obsessionnelle-compulsive dans la schizophrénie. » Ce qui m'a étonné c'est qu'une analyse comparée des profondes observations et des formulations de ces deux auteurs, nous amène tout droit au cœur du problème théorique central de la schizophrénie.
Les deux auteurs attirent tout d'abord l'attention sur le fait cliniquement établi que des symptômes psychonévrotiques peuvent cacher une psychose sous-jacente et peuvent même empêcher le développement d'une schizophrénie manifeste. Pious étaie ses observations d'une façon détaillée en se référant aux ouvrages de Freud (1918)5 Federn (1943), Mack Brunswick (1928), Ferenczi (1911), Staveren (1947), Tower (1947), Cohen (1947), Stengel (1945) et Sullivan (1947).
Des références aussi solides sont pour nous comme un défi de déchiffrer la signification et la fonction des formes de pensée et des comportements obsessionnels et compulsifs en relation avec une psychose latente ou manifeste. C'est ce qu'ont entrepris Pious et Bychowski. Aucun résumé de leurs articles ne peut rendre pleinement justice à l'extraordinaire complexité et à la profondeur d'observation et de déduction qu'ils révèlent. Cependant, un bref résumé, par là même insuffisant, de chaque article nous permettra de souligner un problème qu'il est devenu de plus en plus urgent de résoudre, en matière de pensée psychanalytique. Sur la base d'une observation clinique détaillée, Pious a jugé nécessaire de développer les vues de Freud en ce qui concerne la schizophrénie.
En 1924, Freud avait déclaré que ; dans le tableau clinique de la psychose, des manifestations du processus pathogène sont souvent cachées sous des manifestations d'une tentative de guérison ou de reconstru