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Dès qu'une analyse est engagée, les « habitudes défensives » de l'analysé commencent de se dessiner de plus en plus clairement. L'analyste prend connaissance de la personne qu'il est en train d'analyser. Les particularités du comportement de l'analysé, ses attitudes vis-à-vis de l'analyste prennent leur origine dans l'activité défensive du Moi et non pas dans l'activité pulsionnelle du Ça. On peut remarquer que certains mécanismes de défense apparaissent privilégiés et qu'il y a une séquence plus ou moins caractéristique et individuellement spécifique dans la succession de leur mise en jeu.
Tandis que le développement libidinal, progressant par phases, obéit à une loi biologique valable pour tout être humain, le développement de l'organisation défensive semble procéder différemment. La formation de l'organisation défensive paraît être hautement spécifique pour chaque individu. C'est probablement une des raisons pour lesquelles il n'a pas été possible jusqu'à présent de démontrer que l'organisation défensive est constituée dans un ordre hiérarchique et d'en déduire la genèse. Si l'organisation défensive se caractérise par une haute spécificité individuelle, on peut néanmoins admettre, en fait, que l'organisation défensive est constituée dans un ordre hiérarchique qui suit les lignes de développement du Moi. L'organisation défensive a généralement une stabilité à la fois relative et considérable. C'est