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Au nom des Sociétés psychanalytiques de Belgique, de France, d'Italie, d'Espagne et du Portugal, de Paris et de Suisse qui, toutes, constituent ce Congrès dont j'ai l'honneur d'assumer la présidence,
Je souhaite à tous la bienvenue à cette XXVIIe réunion et j'adresse en leur nom à Messieurs les représentants des Pouvoirs publics présents et représentés, et à nos collègues et amis suisses nos remerciements pour leur invitation et pour leur accueil.
Nous voici, Monsieur le Conseiller d'État, les hôtes de la Suisse. C'est avec plaisir que nous nous retrouvons dans votre pays, qui a toujours fait preuve d'une grande liberté dans le domaine des idées et des réalisations en matière de psychologie, de pédagogie et de psychiatrie.
La psychanalyse y trouve ses premiers adeptes de langue française. C'est en effet à Genève que paraît, en 1921, la première traduction française d'une œuvre de Freud, celle des Cinq leçons de psychanalyse par Yves Le Lay, ancien assistant au Laboratoire de Psychologie de l'Université de Genève. Ces conférences prononcées quelques années plus tôt devant la Clark University, sont précédées d'une introduction de l'un de vos plus illustres représentants dans le domaine médico-psychologique, E. Claparède. Dans le concert à peu près général d'attaques hostiles, partisanes, dont l'histoire a fait justice, la voix d'un esprit ouvert, généreux, clairvoyant, s'élevait pour reconnaître à cette œuvre une véritable valeur scientifique.
« Par la nouveauté des idées qu'elle nous suggère, par la fécondité dont elle fait preuve, l'œuvre de Freud constitue l'un des événements les plus importants qu'ait jamais eu à enregistrer l'histoire de la science de l'esprit. »
Par cette conclusion datée de 1920, E. Claparède portait un témoignage qui l'honore et que le recul du temps a totalement confirmé.