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Mesdames et Messieurs,
Il y a 40 ans se réunissait à Genève le premier Congrès des Psychanalystes de Langues françaises, car c'est ainsi qu'il s'appelait à l'époque. Nous n'étions qu'une dizaine de membres. Je suis heureux, en tant que président de la Société suisse de Psychanalyse, de saluer une assemblée bien plus considérable à laquelle je souhaite la bienvenue dans notre pays.
Dans le cours de ces quatre décennies de grands progrès ont été accomplis. Ils ont été dus en majeure partie à nos amis français qui, en créant l'Institut de Paris, avec son enseignement régulier et ses séminaires annuels, ont largement contribué à la diffusion et à la clarification des concepts analytiques. Nos amis français ont aussi été un modèle pour nous dans la façon dont ils ont présenté leurs monographies, témoin en soit le beau rapport que Mme Catherine Luquet nous présentera demain. Je suis certain de me faire l'interprète de tous les pays représentés ici en leur exprimant notre profonde reconnaissance pour tout le travail qu'ils ont accompli.
Ces réunions, en dehors du travail scientifique qu'elles accomplissent, ont l'avantage de nous permettre des contacts personnels entre analystes de langues différentes. Si nous sommes aujourd'hui à Lausanne et que demain et après-demain nous pourrons nous réunir dans le beau cadre des châteaux de Chillon et d'Oron, c'est à nos autorités vaudoises que nous le devons. Elles ont su maintenir ces forteresses du passé pour en faire des lieux de rencontres pacifiques et de gais festoiements. Nous aimerions remercier tout spécialement ici, MM. les Conseillers d'État, MM. les Conseillers municipaux et plus particulièrement encore M. Chevallaz, syndic de Lausanne.
A côté des autorités, je voudrais adresser ma gratitude au Dr René