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En dernière séance du Congrès, une table ronde très animée a permis à un grand nombre de congressistes d'exprimer leurs opinions sur le thème du Congrès.
Nous n'avons malheureusement pas reçu suffisamment d'interventions rédigées pour pouvoir rendre compte de cette discussion sans risquer de déformer la pensée de chacun.
Le symposium consacré à la psychanalyse des enfants a été présidé par S. Lebovici et la table ronde de ceux qui ont participé à la discussion était composée des Drs R. Diatkine, de Mme Kestemberg (Société psychanalytique de Paris), des Drs J.-L. Lang, et D. Widlocher (Association psychanalytique de France, de Mme le Dr Martin-Flagey (Association belge de Psychanalyse), du Dr Mora (Société psychanalytique italienne), de Mme le Dr Portero (Société luso-espagnole de Psychanalyse).
Le Dr René Henny a introduit la discussion en présentant un certain nombre de questions qui aboutissaient à critiquer la systématisation de l'évolution trop souvent décrite en stades, par rapport à la structuration œdipienne.
« Il ne s'agit pas d'un rapport, il s'agit simplement au début de cette discussion de tenter de poser un certain nombre de questions un peu naïves qui pourront animer nos débats. Les deux rapporteurs de ce congrès, bien que dans une perspective et dans un style différents, aboutissent à une même conclusion globale à laquelle je crois nous pouvons tous nous rallier, à savoir la fragilité de l'investissement génital de l'Œdipe, acquisition tardive dans l'évolution libidinale de l'enfant, peut-être même de l'adolescent. Dans les Trois Essais sur la théorie de la sexualité, Freud définit le mouvement libidinal maturatif de l'homme en deux séquences qui en spécifient et sa lenteur et ses avatars. Finalement, les deux rapporteurs mettent en cause le concept même de dépassement ou de liquidation de l'Œdipe génital pour montrer soit la permanence des fonctions surmoïques chez l'adulte, soit encore le retour et les traversées œdipiennes du