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Je vais présenter dans leurs grandes lignes deux des mouvements de la pathologie psychosomatique que j'ai dégagés de l'observation des nombreux malades qu'il m'a été donné d'étudier le plus souvent seul, ou avec Michel Fain, ou en compagnie de Michel de M'Uzan et de Christian David.
Nos travaux, partant de la psychanalyse, ont forcément porté d'abord sur la dynamique mentale des patients somatiques. Plus tard, et progressivement, nous avons pu considérer la place des événements somatiques dans cette dynamique (1).
Un autre aspect de nos études à point de départ psychanalytique m'a conduit à rechercher systématiquement des analogies entre les mouvements de régression du Moi, tels que Freud les a conçus et décrits dans les maladies mentales, et les mouvements de la pathologie psychosomatique.
Je me suis parfois trouvé comblé par cette recherche analogique. J'ai en effet rencontré de véritables régressions : soit que l'habitus relationnel majeur du sujet se dégrade au profit de systèmes plus archaïques jusqu'à ce que l'événement somatique apparaisse et s'impose comme un véritable foyer de fixation ; soit que l'événement somatique vienne occuper presque toute la place, provisoirement, mais directement. A partir de là, le mouvement inverse de retour aux niveaux relationnels antérieurs pouvait éventuellement se produire.