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Les réflexions de Mme Frijling-Schreuder apportent de précieux matériaux pour discuter de la signification de la régression et de son utilité adaptative. Son apport est d'un très grand intérêt général, même si les deux exemples dont elle s'est servie — création artistique, psychanalyse — peuvent être considérés par certains comme à la limite du normal et du pathologique. Au cours d'un récent colloque à la Société psychanalytique de Paris, des préoccupations d'un ordre voisin s'étaient fait jour, et c'est toujours réconfortant au cours de ces rencontres internationales de constater que, dans nos différents groupes, nous éprouvons le besoin d'ouvrir des discussions sur des thèmes voisins.
Il est désormais classique de souligner au début de toute discussion sur un concept psychanalytique que les termes que nous utilisons ont une certaine tendance à perdre leur précision sémantique tout en gagnant une fâcheuse extension (et R. Barande l'a rappelé récemment dans un rapport introductif sur le thème de la régression (2)). Mais il n'est pas inutile de souligner la connotation péjorative fréquente du mot régression qui impliquerait du même coup, si l'on n'y prenait garde, une orientation normative des positions psychanalytiques. Tout ce qui est d'acquisition tardive risquerait de passer pour noble, alors que les activités anciennes seraient suspectes d'un archaïsme aux confins de la pathologie quel que soit leur mode d'intégration. Cette façon de voir n'est guère discutable si l'on considère un certain aspect de la pathologie organique : les dissolutions — destruction des activités les plus évoluées — ont un caractère pathologique évident, bien que les