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Les tendances récentes de la recherche criminologique et de la pénologie en Yougoslavie, par le Pr Milan Milutinovic.
Le Pr Milutinovic fait un bilan du développement de la recherche et de l'enseignement en criminologie dans son pays depuis la dernière guerre.
Les études criminologiques sont centrées surtout sur les données étiologiques et sur l'organisation de la lutte contre la criminalité.
Il termine son article sur un très intéressant exposé du système pénal yougoslave centré essentiellement sur la rééducation et la réadaptation des détenus dont certains bénéficient d'un système de semi-liberté et même de liberté surveillée dans des établissements de type ouvert.
Étude comparative des militaires délinquants avec et sans antécédents judiciaires, par le Dr Pierre Moutin.
Après avoir fait un historique de la criminologie clinique en milieu pénitentiaire, l'auteur expose les résultats de l'observation systématique de 200 militaires, 100 délinquants primaires et 100 récidivistes.
Après des considérations d'ordre méthodologique et une analyse systématique des différents cas, il conclut que les anciens délinquants sont souvent des déséquilibrés de niveau intellectuel fruste, alors que les délinquants primaires ont surtout une personnalité névrotique et immature avec un niveau intellectuel moyen.
La formation des criminologues, par Mlle Armida Bergamini Miotto.
L'auteur critique les conceptions positivistes de la fin du XIXe siècle, qui ont abouti à détourner l'attention du délit pour la centrer, de façon excessive, sur le criminel considéré comme un être anormal, et à ne plus considérer le droit pénal que comme un simple chapitre de la sociologie criminelle.
Mais pour l'auteur, le seul véritable délinquant, comme l'a montré Gemelli, est l'homme normal, le délinquant malade ou infirme relevant de la médecine.