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Le texte, dont il est ici question, fut écrit en 1937 ; il y a donc à peine trente ans ; Freud avait quatre-vingt-un ans, la psychanalyse un peu plus de quarante ans. Il serait difficile de condenser en quelques lignes la teneur de cet article, car c'est moins un exposé qu'une méditation rétrospective sur une longue pratique et sur son articulation avec les acquisitions théoriques de son auteur comprenant les découvertes les plus assurées et les parties encore relativement hypothétiques de certaines de ses conceptions.
Aussi les questions posées sont-elles assez diverses. Plus de temps, plus de recul m'auraient certainement amené à choisir d'en envisager spécialement l'une ou l'autre, ce qui m'aurait permis de donner plus d'unité à mon exposé.
Mais, puisqu'il s'agit d'une introduction, je me bornerai à souligner certaines des questions soulevées, en omettant certainement plusieurs, et pensant que les unes seront plus particulièrement traitées par ceux qui les ont déjà étudiées dans leurs travaux personnels et que les autres seront approfondies au cours des discussions.
L'ensemble de la lecture de cet article paraît dégager un sentiment pessimiste du point de vue de la pratique professionnelle et, d'une manière générale, par rapport aux espoirs et aux opinions exprimés par d'autres analystes. On peut assez bien comprendre que, à ce moment de son existence, les critères pratiques de guérison énoncés par les autres analystes en train d'exercer leur métier aient moins intéressé Freud que la recherche à laquelle il montre n'avoir non seulement Das renoncé, mais qu'il invite ses successeurs à poursuivre en lui donnant