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L'article de Freud, écrit en 1937, se présente d'emblée comme une dialectique entre la nécessité technique de mettre un terme à la longueur de la cure, et le désir théorique d'analyser « jusqu'au bout » les sources de la névrose, afin d'éviter autant que possible les rechutes névrotiques.
Peut-on mettre un terme à l'analyse ? Comment la mener jusqu'à son terme ? Et que signifie le terme d'une psychanalyse ?
Chemin faisant, Freud résume la plupart des notions et des facteurs utilisés ou affrontés au cours de l'analyse, qu'il rappelle en neuf points principaux :
1° Certains facteurs techniques de terminaison de la cure, comme l'imposition d'un terme autoritaire : nous y reviendrons ;
2° Les moyens mis en action pour purger le sujet de ses conflits et, si possible, pour le vacciner contre des conflits futurs ;
3° L'importance essentielle, et toujours oubliée, du facteur quantitatif — constitutionnel ou acquis — c'est-à-dire de la force actuelle des pulsions dans la causation de la névrose ;
4° L'influence du processus spontané de refoulement, et son remplacement — grâce à l'analyse — par une maîtrise plus sûre du Moi ; et, en regard, les échecs partiels du renforcement du Moi dans de nombreux cas, soit à cause de la trop grande puissance instinctuelle, soit à cause des limites du pouvoir analytique ;
5° Le rôle du Moi, de ses modifications, de ses mécanismes de défense ; l'existence des résistances qu'oppose le Moi à la guérison,
c'est-à-dire à la prise de conscience du refoulé, et même à l'analyse en général ;