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Après avoir précisé qu'il ne reviendra pas sur les points déjà abordés par les précédents introducteurs, Lebovici se propose de communiquer ce qu'il a éprouvé lors d'une nouvelle lecture de l'article de Freud à l'occasion de ce Colloque. C'est donc sur ce qu'il a ressenti lors de cette relecture qu'il va centrer son introduction plutôt que sur « le contenu très riche, trop riche peut-être, de ce texte ».
Ce qu'il en a éprouvé, tout d'abord, c'est un sentiment d'ambiguïté, en même temps qu'il constatait un contraste entre ce qui actuellement se détache pour lui dans le texte et le souvenir qu'il en avait gardé. En effet, ce qu'il en avait retenu avant cette relecture, c'était essentiellement la fin de l'article, c'est-à-dire l'accent mis par Freud sur les difficultés inéluctables et irréductibles du refus de la position féminine passive chez l'homme et de la renonciation à la revendication phallique chez la femme. Il se demande aujourd'hui quelles sont les raisons qui lui ont fait précisément garder ce souvenir de façon privilégiée, le volume de ces considérations étant du reste relativement peu important dans l'article de Freud. Les raisons peuvent en être diverses : on a beaucoup insisté sur ces problèmes ces temps derniers, notamment dans les travaux sur la sexualité féminine qui ont souligné les contradictions des positions de Freud, ce sont là des points sur lesquels nous butons ; d'autre part, ses lectures antérieures lui avaient fait accorder une certaine banalité aux pages précédentes de cet article. En 1966, il lui semble avoir réagi en se situant au cœur même du débat qui est celui de Freud à l'époque de l'article : débat que, pour sa part, il ne met pas tant en relation avec l'âge de Freud et le contexte social de cette époque, etc., mais avec ce qui se réfère plutôt à la réflexion sur la technique et la théorie de la psychanalyse et qui se rapporte à la continuité de la pensée de Freud : celui-ci a en effet abandonné sans y renoncer totalement tout un syst