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« Et pour l'enfant d'un autre il eut cette tendresse !. »
Il faut d'abord répondre à la question que suscite le titre même de notre sujet. Pourquoi un psychanalyste s'occupe-t-il d'adoption et fait-il de ses réflexions sur son travail le thème d'un exposé?
On peut invoquer Freud : il a toujours pensé et écrit que la psychanalyse avait son mot à dire au sujet de l'éducation des enfants. Plus tard, la découverte de l'instinct de mort lui a permis de montrer que les enfants même les mieux élevés, par les parents les mieux préparés à les comprendre, sont soumis à la dynamique des conflits et risquent comme les autres la dépression et l'angoisse.
Bien que les premiers espoirs de faire une humanité meilleure se soient révélés naïfs (cf. L'avenir d'une illusion, mais aussi H. G. Wells quand il dit : « Dormez-moi de meilleures mères je vous ferai de meilleurs enfants ! »), le psychanalyste conserve une possibilité d'intervenir pour tenter d'éviter les désastres éducatifs; il tire, de plus, un intérêt direct de toute étude clinique privilégiée sur les interactions affectives.
Travaillant depuis de longues années au sein d'une équipe mise à