You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Alors qu'actuellement la thérapeutique institutionnelle connaît une fortune considérable et mérite une sérieuse réflexion relative à ses succès et à ses aléas, en même temps qu'un examen critique approfondi des problèmes — tant théoriques que pratiques — qu'elle suscite, je souhaiterai ici aborder schématiquement un aspect clinique, particulier et limité, qui est celui de la rencontre de deux modes d'abord thérapeutiques, l'institution d'une part, le psychodrame analytique de l'autre.
Cette rencontre, pour être fructueuse, n'en comporte pas moins un certain nombre de problèmes, les uns liés à l'institution, les autres aux caractéristiques du psychodrame. C'est un certain nombre de ces problèmes que je vais évoquer rapidement.
En ce qui concerne l'institution, d'autres en ont traité les particularités. Pour ce qui est du psychodrame, qu'il me soit permis de supposer que les indications, la théorie et la technique en sont connues (1).
Les problèmes que je voudrais souligner seront:
1° N'est-ce pas en quelque sorte une gageure que de prétendre traiter des malades psychotiques au moyen d'une thérapeutique qui risque d'ajouter une fiction déréalisante à la déréalisation qui est leur mode d'être habituel ? Ajouter un rêve au rêve qu'ils vivent ?
(1) Cf. bibliographie.
2° Comme toute thérapeutique psychanalytique, le psychodrame induit et utilise des positions régressives qui peuvent être considérées comme un des facteurs dynamiques de la cure.
L'institution elle-même ne s'appuie-t-elle pas, dans la perspective thérapeutique qui lui est propre sur la valeur régressive et régressivante d'une protection « maternelle » qu'elle assure aux patients et qui peut et doit dans une large mesure être rapprochée, voire assimilée au « maternage ».
Dans quelle mesure, ces deux aspects régressivants, celui du psychodrame et celui de l'institution, vont-ils se répondre harmonieusement ou au contraire se contrecarrer, tant dans le vécu du malade que dans le planning thérapeutique des médecins qui r