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Les positions prises par M. Balint au sujet de la formation psychologique du médecin sont trop connues dans le monde psychanalytique pour devoir être exposées ici. Le présent livre est la suite logique du précédent : Le médecin, son malade, et la maladie.
Il s'agit de tout le contraire d'un manuel. Cet ouvrage est avant tout une ouverture sur des recherches que les auteurs souhaiteraient communes entre psychanalystes et médecins.
Après avoir étudié la relation médecin-malade, les auteurs visent à définir si possible un statut de la psychothérapie en médecine. Peut-on déboucher sur une psychothérapie spécifique du médecin ?
Le principe de la méthode de recherche reste « l'inter-action entre le patient et son thérapeute, étudiée au sein d'un groupe dont chaque membre a la responsabilité totale et permanente de ses malades ».
Ce livre, divisé en quatre parties, étudie à la fois les méthodes et les situations psychothérapiques telles qu'elles existent et telles qu'elles sont utilisées, selon les qualifications professionnelles.
Dans la première partie qui s'occupe du « Climat thérapeutique » les auteurs distinguent nettement entre la technique du psychanalyste et celle que peut appliquer l'omnipraticien en psychothérapie. De ce fait, le premier ne peut transmettre au second sa technique. En effet, la relation entre psychanalyste et malade appartient plus au monde du fantasme qu'à celui de la réalité. Au contraire, la relation du praticien avec son patient est durable et réelle « plus ils savent de choses l'un de l'autre, meilleure sera la perspective d'une relation mutuellement satisfaisante ».
Envisageant les résultats obtenus par la cure type, la psychothérapie de groupe ou la psychothérapie du praticien, M. et E, Balint pensent grosso modo que l'analyse rend nécessairement le malade moins névrotique ou psychotique, mais pas forcément plus maturé. Le résultat du groupe leur paraît inverse; car si le groupe peut régresser profondément, chacun de ses éléments progresse en acc