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Le présent travail se donne comme un essai de « psychanalyse appliquée » s'inscrivant dans le genre de la psychocritique élaborée plus particulièrement
en France par Charles Mauron (bien que ce dernier ne soit pas cité).
Il faut d'abord remercier l'auteur de l'ouvrage de s'être adressé en connaisseur à un aussi grand poète comique qu'Aristophane… à la vis comica aristo-phanesque. A quand Rabelais, le Molière des premières farces, Swift, Jarry… ?
L'ouvrage se compose de trois parties : i) L'auteur interprète l'œuvre; 2) L'œuvre interprète l'auteur; 3) Extraits des comédies d'Aristophane avec ses quatre périodes cataloguées par le critique.
L'idée maîtresse qui guide ce travail, psychanalytique, littéraire et érudit est de tenir pour assuré — et de tenter de le prouver — un primum movens sorte de composé psychique, verbal et d'écriture (sic), qui aurait eu nom : « Aristophane », en son temps, en son lieu, en son heure…, un Moi premier et principal et donné comme irréductible après toutes les réductions qu'aurait tentées la critique littéraire classique et subjective.
Il faut suivre la démonstration de l'auteur pour sauver ce qu'il considère comme le noyau irréductible d'Aristophane poète comique : en fait une structure régressive sadico-anale pour justifier la satire des mœurs (l'esprit satirique) à travers une coprolalie agressive et une obscénité compulsive.
Dracoulidès insiste plus particulièrement sur les positions d'égocentrisme narcissique et sur ce qu'il appelle l'identification chiasmatique, processus concernant Aristophane lui-même à travers ses personnages, identification double, alternante, ambivalente.
Le découpage en périodes de la biographie créatrice d'Aristophane montre Aristophane « analysé » par son œuvre même et certainement plus « libéré » que ne semble le montrer l'auteur de l'essai enfermant notre poète dans des structures régressives, incontestables certes, mais moins