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La médecine psychosomatique opposé, à la « pathologie d'organes » pratiquée par certains médecins « modernes » qui pourraient donner des consultations
par téléphone sur un seul dosage sanguin ou urinaire, la pathologie de l'homme total, faisant la part des divers facteurs pathogènes, qu'ils soient somatiques ou psychiques. Ce retour vers une orientation prônée il y a plus de deux millénaires en Grèce par l'île de Cos contre l'île de Cnide s'est fait sous les deux bannières des psychanalystes et des pavloviens. On distingue en psychosomatique deux groupes de faits, ceux qui ont une psychogenèse et ceux qui ont une neurogenèse. L'essentiel s'éclaire lorsqu'on sait que le trouble viscéral peut être, chez un même sujet, le même pour des chocs affectifs différents ou au contraire différent chez des sujets différents pour des chocs affectifs identiques. La spécificité n'est donc pas dans la particularité du conflit ou de l'agression; elle est dans les propriétés réactionnelles du malade. Fait important à retenir dans la relation médecin-malade, le malade ne vit pas sur le plan de la logique mais sur celui de l'affectivité. Après deux exposés de principes : le point de vue du somaticien et celui du psychiatre, quatorze chapitres expliquent les apports et les perspectives de la psychosomatique dans les diverses voies de la médecine. En endocrinologie, par exemple, on découvre cette loi générale de la Physiopathologie cortico-somatique : toute maladie viscérale provoquée par une psychonévrose tend à s'autonomiser, à échapper au contrôle cortical et à évoluer pour son propre compte.
La psychosomatique en gynécologie est traitée par une femme médecin à la Maternité de l'Hôtel-Dieu ce qui en exclut tout préjugé masculin, en garantit l'objectivité et donne toute sa saveur à cette définition : « Dans le compagnon de sa vie, la femme cherche un miroir, une poubelle, un tyran ou un père. Cette notion du « mari vu par l'épouse » est plus importante que les qualités ou les défauts o