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Dr Georges Fully, Médecine pénitentiaire et criminologie. Colloque organisé par la Société internationale de Criminologie (Maison de l'U.N.E.S.C.O., 5 janvier 1966).
Après une étude historique de la présence du médecin dans les prisons, présence pratiquement nulle jusque vers le début du XIXe siècle, G. Fully insiste sur l'importance du rôle du psychiatre dans la médecine pénitentiaire.
De 1838 à 1920 les délinquants sont jugés sans nuance soit comme étant responsables et relevant de la prison, soit comme étant « fous » et relevant de l'hôpital psychiatrique.
L'intérêt d'une présence psychiatrique dans les prisons mêmes n'a été compris que beaucoup plus tard et n'a trouvé une ébauche de réalisation qu'après le IIe Congrès international de Criminologie en 1950.
G. Fully conclut en estimant que les médecins criminologues doivent agir chacun dans le cadre de leur spécialité, en collaboration les uns avec les autres et en association étroite avec les représentants de l'administration pénitentiaire afin de réaliser une unité d'actions indispensable pour œuvrer efficacement à la rééducation du délinquant.
J. Pinatel, Science de l'homme et droit pénal.
L'auteur montre, dans ce très remarquable article, l'antagonisme qui existe entre deux conceptions opposées du droit pénal :
— Une première conception relativement récente puisqu'elle commence à émerger vers 1950, conception qui pense que le droit pénal doit s'inspirer, pour l'élaboration des lois, des données scientifiques apportées par les études criminologiques;
— Une deuxième conception très ancienne, remise récemment à jour par M. Andenaes, au Ve Congrès international de Criminologie (Montréal, 1965), qui soutient que les lois pénales sont conĉues avant tout de faĉon à établir et à protéger les normes de la société, la personnalité du délinquant n'étant pas à prendre en considération.
J. Pinatel montre que, quelle que soit la position qu'on adopte, il est certain que l'élaboration du droit pénal repose de toute faĉon sur des nor