You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Selon E. D. Wittkower, la médecine psychosomatique vit depuis quelques années une crise évolutive ou de croissance qui n'est pas près d'être terminée. Dans son discours de président de la Société américaine de Médecine psychosomatique en 1960 et dans des articles de 1964 et 1965, Wittkower décrit l'évolution de la médecine psychosomatique aux États-Unis. Au début celle-ci avait rencontré un accueil très enthousiaste de la part des psychiatres et surtout des psychanalystes, alors que les médecins somaticiens s'en tenaient assez éloignés. Par la suite, des psychologues non psychanalystes, formés en particulier aux méthodes de la psychologie expérimentale, des neurophysiologistes, des physiologistes, des internistes, déplacèrent le centre de gravité de la recherche psychosomatique vers la psychophysiologie et la neurophysiologie. Le mouvement général de la recherche psychosomatique, écrit Wittkower en 1960, s'écarte des observations cliniques pour se diriger vers la recherche expérimentale et le laboratoire avec la conceptualisation, la confirmation, la révision et le rejet des principes formulés.
Il semble bien que cela se soit passé ainsi. Après la phase de l'enthousiasme psychanalytique — nous pouvons citer les travaux de Dunbar, d'Alexander et de son école, de Grinker, de Kubie, de Margolin, etc. —