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Il s'agit, comme l'indique le sous-titre, d'un « portrait psychologique « du Président des États-Unis dont on sait que son nom est attaché à l'entrée en guerre de l'Amérique durant la première guerre mondiale et à la Conférence de la Paix en 1919.
Ce livre est écrit en collaboration entre un diplomate et l'inventeur de la psychanalyse à travers des difficultés d'élaboration dont les préfaces font état… avec discrétion.
Rendre compte — psychanalytiquement — des condxxites d'un homme aussi « haut placé que Wilson dans les événements de cette première guerre mondiale, devait en effet tenter Freud,
D'où pourtant cette impression, à la lecture, qu'il semble avoir eu la carte ou la plume « forcée « ? Je veux dire : non pas directement par Bullit dont la collaboration dut lui être fort précieuse en raison de tous les documents qu'il possédait, mais en raison d'un certain nombre d'indices dont je ne relèverai que quelques-uns sexilement.
Le projet et le travail des dexix hommes se sunent dans une époque où le nazisme montant, l'imminence d'une seconde guerre mondiale était envisageable. Dans cette éventualité la responsabilité de l'Amériqxie semblait assez grande par les abandons de Wilson au cours du Traité de Versailles.
Bullit et Freud, expliquent — psychanalytiquement — mais expliquent, prouvent que les lâchetés et les abandons de Wilson furent dus à sa névrose. Rétrospectivement, il y a là un choix et un jugement de valeur, dès le départ de l'entreprise, Freud ne s'en tient pas qu'à des faits, mais à des interprétations de faits ; reproche qu'il adresse pourtant sinon à Wilson du moins à la « névrose » de ce dernier (mais le passage de l'un à l'autre n'est jamais clair ni décisif) de négliger les faits au profit de ses « illusions »,
Bien que comme Freud, Wilson fut né en 1865, Freud dit tout de suite dans sa préface que Wilson lui est antipathique. En effet, pour qui regarde Freud et Wilson, l'antipathie ne pouvait être que le seul lien entre eux. Mais étrangement, cette œu