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Ce recueil contient plusieurs articles de Melanie Klein qui tous appartiennent à la fin de la vie de l'auteur (cf. l'avertissement de J.-B. Pontalis).
A la pièce majeure d'Envie et gratitude s'adjoignent donc : « Les racines infantiles du monde adulte », « Se sentir seul », « A propos de l'identification », Réflexions sur l'Orestie.
La lecture de ces articles importants, quant à la compréhension de la systématique et de la thématique kleiniennes, devrait amener les adversaires de sa pensée, si tant est qu'ils accomplissent impartialement cette lecture, à réviser leur argumentation et leurs critiques.
C'est quand même une chose paradoxale, que les critiques adverses à la pensée de Melanie Klein n'ont presque jamais concerné ce qu'elle a dit ou décrit, mais presque uniquement les fantasmes persécutoires que la lecture de son œuvreprovoque. Car on peut « lire », citer, commenter, interpréter… tout en restant aveugle ou sourd à ce qu'on lit. Cela s'est vu maintes fois avec Freud et cela se voit encore sous les bannières du « freudisme »x.
Cela ne veut pas dire que l'œuvre de Melanie Klein ne doive pas être soumise à la critique, à l'argumentation, qu'elle ne contient pas ses propres limites comme toute parole humaine, mais pour tenter de parler d'elle, il faut se laisser entraîner là où elle a questionné et là où, dans la question ouverte qu'est l'avènement de la psychanalyse, elle a prolongé, changé, modifié certaines intuitions et descriptions de Freud sur l'Inconscient.
Bien que Freud — son œuvre — soit une référence fondamentale à tout ce qui est « psychanalyse », c'est quand même la vérité de l'Inconscient ou plutôt l'Inconscient comme Vérité et comme Devenir qui doit demeurer la « voie royale » pour toute pensée qui se réclame de la psychanalyse.
Ne jugeons donc pas Melanie Klein par Freud (plutôt par le freudisme) ou réciproquement.
Cherchons plutôt ici à cerner, dans ce compte rendu très sommaire, ce que le destin de la pensée analytique de Melanie Klein a pu mettre au