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Le Groupe d'Études psychosomatiques de Paris ayant bien voulu me charger de présenter une observation de malade, à propos de laquelle puisse s'élaborer une discussion au cours de notre Congrès des Psychanalystes de Langues romanes, j'ai choisi cette observation pour les raisons suivantes:
Il s'agit — nous l'appellerons Laurence — d'une malade jeune — à peine trente-cinq ans — intelligente — dont les mécanismes intellectuels de la pensée apparaissent souples et déliés — qui expose dans son anamnèse des conflits importants et anciens, et qui a subi, dans les dix dernières années, des traumatismes massifs — tous éléments qui peuvent permettre d'envisager l'éventualité d'une indication d'analyse.
Mais Laurence ne nous semble pas présenter de névrose mentale, du moins au sens littéral des descriptions classiques et a, par contre, établi au premier plan de sa symptomatologie, des accidents somatiques graves — double aspect qui nous paraît devoir inciter à la prudence quant à la détermination thérapeutique et pouvoir susciter, à la fois, l'intérêt des psychanalystes et des psychosomaticiens, c'est-à-dire introduire, en quelque sorte, une discussion sur les deux plans.
Sans doute peut-on avancer, en effet, que ce cas eût été, autrefois, traité rigoureusement par la psychanalyse, et que les connaissances actuelles rendent cette décision thérapeutique discutable, à la fois dans son propos et dans ses modalités, en n'omettant pas toutefois d'ajouter que bien des analystes « classiques » ayant assuré le traitement de ces cas, n'eussent cependant pas manqué, intuitivement, d'en aménager la technique, à certains moments périlleux de la cure.
Il nous a semblé enfin que l'observation de cette patiente, qui introduit avec force, ainsi que nous espérons le montrer, les notions d'Idéal