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« La vertu ne ressemble pas seulement à ce combattant dont la seule affaire dans la lutte est de garder son épée immaculée, mais elle a aussi entrepris la lutte pour préserver les armes; et non seulement elle ne peut pas faire usage de ses armes, mais elle doit encore maintenir intactes celles de son ennemi et le protéger contre sa propre attaque car toutes sont de nobles parties du bien pour lequel elle s'est mise en campagne. »
Ne rien sentir, voilà, voilà le temps le plus doux de la vie.
« Il cesse, dès qu'on a appris ce que sont la joie et la peine. »
Le narcissisme auquel on a consacré en France, toutes ces dernières années, tant de travaux théoriques, n'a fait l'objet que de peu d'études cliniques. Un travail antérieur (1963) sur la position phallique narcis-sique nous a conduit à mieux préciser un état observé en clinique, dont Reich avait donné une première description. Nous aimerions maintenant essayer de donner un contour plus ferme à une autre impression clinique, en vérifier la validité dans l'expérience de chacun et si possible lui attribuer une structure. Nous allons donc mettre en question le narcissisme moral.
Les héros légendaires de l'Antiquité constituent pour le psychanalyste un fonds inépuisable où il ne se prive pas de puiser abondamment. D'ordinaire, il fait appel à ces hautes figures mythologiques pour parer