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Il n'est jamais très aisé d'aborder la psychanalyse en demeurant à la fois simple et clair, en évitant de se laisser entraîner dans la vulgarisation classique, laquelle entraîne à son tour, presque immanquablement, des inexactitudes.
Cet ouvrage est apparemment écrit pour un public intelligent, désireux de s'informer, auquel l'auteur suppose déjà une certaine culture psychologique. Aussi, fort judicieusement, G. Mauco évite-t-il les rappels fastidieux et toujours incomplets à la théorie psychanalytique, aux topiques, à la métapsychologie. On n'y trouve pas le ton de lassitude agressive qui s'infiltre, souvent malgré les auteurs, dans ce genre d'ouvrage.
Il précise tout de suite sa pensée: « L'apport psychanalytique — expliquet-il — n'est plus, suivant l'expression de Merleau-Ponty, une tentative maudite et une science secrète jalousement gardée par des sectes d'initiés. »
On devine que le souci constant de G. Mauco a été d'écrire sans concessions. Rappelant l'opinion de Freud dans Ma vie et la psychanalyse: « Il existe encore une autre application de la psychanalyse que ni la loi, ni l'exercice illégal ne sauraient atteindre et que les médecins ne sauraient revendiquer. Je veux parler de son application à la pédagogie. » Il montrera, tout au long de l'ouvrage, la constante nécessité de la relation éducation-pédagogie-psychanalyse. Sans agressivité, mais sans dérobade, G. Mauco évoquera le silence du Concile sur l'apport psychanalytique, cette similitude avec « l'affaire Galilée », soulignant combien nous admettons difficilement d'être « décentrés » sur le plan de l'omniscience