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D'un texte lu au Colloque, puis ultérieurement remanié et complété (1), voici des extraits qui, sous forme d'un récit de cure, peuvent le mieux se prêter à la publication dans ce numéro spécial de la Revue francaise de Psychanalyse.
A propos du thème de ce Colloque, il me faut dès l'abord préciser qu'en parlant de névrose ou de syndrome phobique je suppose réunies les conditions d'une inhibition du Moi destinée à l'évitement d'angoisse susceptible de survenir dans une circonstance extérieure au sujet désignée comme dangereuse. C'est donc d'un véritable scénario phobique contraignant pour le Moi qu'il est question, et non pas seulement de défenses de type phobique telles qu'elles peuvent s'observer au cours de toute analyse, c'est-à-dire chez tout être humain.
Le cas d'un patient présentant plusieurs conduites de ce type illustrera, je pense, la complexité du problème de la phobie chez l'adulte. Je me suis efforcé de ne pas trop trahir, dans l'arbitraire de ma présentation, les mouvements de sa cure analytique. Le résumé de cette analyse, commencée depuis près de quatre ans, à raison de trois séances par semaine, encore en cours actuellement et contrôlée pendant ses deux premières années par le Dr B. Grunberger, sera centré sur l'évolution de la cure, plus particulièrement sur les moments privilégiés où il fut amené à renoncer à ses deux principales conduites phobiques.
J'espère qu'on excusera la longueur de ce texte. Avec le temps et l'expérience, l'attention de l'analyste s'accroche moins aux bouées du discours et ses griffonnages de fin de journée perdent leur caractère sténographique pour devenir souvent plus dépendants de ses propres