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Nous avons vu, depuis un certain temps, se multiplier les observations cliniques de phobiques ou les travaux sur la phobie, mettant l'accent, à juste titre, sur certains aspects pouvant paraître plus ou moins insolites dans le cadre de là névrose classique. Nous nous sommes particulièrement intéressés à ces recherches que recoupent tout à fait nos propres observations et nos propres réflexions.
Nous sommes toutefois étonnés de constater que, pour la plupart des auteurs (sauf R. Greenson peut-être) (1), malgré toutes les divergences et toutes les discordances reconnues, il semblerait pourtant aller de soi que, dans de tels cas, on continue à demeurer à tout coup dans le champ d'un Moi simplement névrotique.
En effet, si l'on veut davantage comprendre certains patients sortant des données des névroses classiques, au sens où l'a entendu Freud, et si l'on veut en déduire des réflexions théoriques apportant un intérêt nouveau, nous pensons qu'il ne faut jamais cesser de se référer d'abord aux normes freudiennes fondamentales définissant les particularités de l'économie névrotique, ses bases et ses limites.
A notre avis, c'est à partir de ce repère solide seulement qu'il est possible de faire le point et de savoir, ce qui demeure très important à nos yeux, si nous nous trouvons toujours dans le cadre d'une économie strictement névrotique.
Ce danger de confusion peut nous conduire à certaines difficultés thérapeutiques,