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P. J. Van der Leeuw (Amsterdam). — Je ne veux faire qu'une remarque très courte, mais à cette occasion, exprimer ma profonde reconnaissance de votre invitation qui me donne la possibilité d'être parmi vous.
J'ai bien connu en Hollande les illusions des jeunes collègues qui croient les traitements des phobiques relativement faciles, et les chances de guérison relativement grandes. Mon expérience me prouve le contraire: le traitement des phobies est très difficile et les chances de guérison ne sont pas très grandes.
Deuxièmement, je crois qu'il est très important d'étudier les phobies d'un point de vue spécifique: dans les phobies, le mécanisme de la projection joue le plus grand rôle. C'est seulement quand nous sommes capables de changer le fonctionnement de ce mécanisme, que nous pouvons guérir les patients. Mais du côté du Moi, ce mécanisme important joue aussi un très grand rôle dans la vie normale. Par exemple aujourd'hui, c'est en grande partie parce que nous manœuvrons nous-mêmes le mécanisme de projection que nous pouvons créer une relation entre nous, constructive et coopérative.
Troisièmement, je voulais dire quelques mots sur l'insight. Je crois que le patient arrive seulement à l'insight quand il lui est possible de revivre dans le transfert, quantitavement, tous les traumatismes qui sont la cause de sa maladie. C'est une situation difficile, non seulement pour le patient mais aussi pour l'analyste. Il doit supporter une grande quantité de l'angoisse de son patient, et aussi ses impulsions destructrices. Le contre-transfert joue donc un grand rôle dans le développement du traitement.
Quatrièmement, je suis très heureux que plusieurs conférenciers aient souligné la signification de la masturbation. J'ai l'impression que souvent, à présent, on a trop tendance à minimiser la signification de la masturbation dans les troubles psychiques.
J. Cournut. — Le problème que je voulais poser est celui de cette qualification de « gravité » de la phobie chez l'homme. Je me s