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Quand J.-M. Alby m'a parlé de son projet de présenter un travail, il m'a paru effectivement très intéressant, après les observations d'hystérie d'angoisse assez pure, ou plus ou moins pure, qui ont été exposées, de comparer ces observations avec la sienne. Je pense que, en fonction de l'évolution de la discussion, cette observation vient tout à fait à point pour permettre de dégager un certain nombre de généralités théoriques au sujet du débat que nous avons entrepris. Alby a très justement insisté sur la nature très particulière des contreinvestissements dans les phobies, quel que soit leur type. Son observation est une bonne entrée en matière maintenant, pour une discussion théorique, car c'est sur celle-ci que nous devons terminer après avoir examiné le matériel clinique et toutes les difficultés techniques qui se sont manifestées au cours des différents exposés de cure de phobie.
Je voudrais peut-être revenir à des notions plus élémentaires. Vous avez pu remarquer que nous avons parlé dans le titre de ce Colloque, d'Hystérie d'Angoisse alors que c'est un terme qui, en France, n'est pas utilisé fréquemment. Mais ceci est à dessein. En effet, il nous faut souvenir d'un fait qui a été plusieurs fois évoqué ici: le mécanisme phobique, la phobie élémentaire, n'est pas significatif d'une structure pathologique précise, comme l'a dit Freud à propos des phobies en général dans Le petit Hans. Soixante ans plus tard, sa remarque reste tout à fait valable. Mais, il faut nous interroger sur la signification de ce mécanisme, sur la signification de cette forme de mouvement devant l'angoisse, et nous demander aussi ce qui peut se passer, quand des sujets réagissent ainsi à l'âge adulte. Je ne ferai ici que reprendre ce qui a été dit, en particulier par M. Fain, par J. Gillibert, par E. Kestemberg, par J. Favreau et pratiquement par tous ceux qui sont intervenus. Mais je voudrais peut-être un peu schématiser maintenant ce qui a été dit.
Qu'appelons-nou