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Nous avons entendu les exposés introductifs de Ch. David et de Diatkine concernant les aspects plus spécifiquement métapsychologiques de la période de latence envisagée par un psychanalyste d'adultes puis par un psychanalyste d'enfants.
Quoiqu'il soit artificiel d'envisager séparément les trois aspects, ce sont maintenant les deux autres aspects clinique et psychothérapique que je me propose d'introduire pour les soumettre à votre discussion. Je parlerai comme Diatkine en tant que psychanalyste d'enfants encore qu'il soit souhaitable à mon avis qu'au cours de nos discussions tout au moins nous débattions aussi de nos points de vue de psychanalystes d'adultes.
La perspective biologique mais plus spécifiquement libidinale dans laquelle s'inscrit l'œuvre de Freud ne lui a peut-être pas permis, me semblet- il tout au moins, de nous familiariser avec cette période (dont le qualificatif est d'ailleurs significatif par son étymologie) autant qu'il le fit pour le premier âge ou pour la puberté.
Depuis Freud il faut bien dire que, s'il a été beaucoup écrit sur cette période, peu de choses à ma connaissance ont été dites qui ne comptent une note restrictive.
Tout le monde connaît les réserves d'Anna Freud quant à la possibilité d'une analyse au sens strict du terme chez l'enfant et l'importance de la dépendance parentale dans ses incidences sur notre liberté d'action thérapeutique est évidemment valable pour la période qui fait l'objet d'étude de ce séminaire. Melanie Klein insiste beaucoup par ailleurs sur l'inhibition de toute vie imaginative, inhibition « économiquement » liée à l'importance du refoulement des phantasmes masturbatoires durant cette période. Le même auteur oppose du point de vue clinique la relative infécondité, si l'on peut dire, de cette période de latence eh ce qui concerne tout au moins névroses et psychoses « franches » par rapport aux périodes d'intense investissement du premier âge et de la puberté plus riches de cette pathologie.
L'enfant e