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Le thème de ce Congrès m'a amenée à réfléchir, une fois de plus, aux difficultés de compréhension et de technique devant lesquelles je me suis trouvée placée par un de mes patients, et à tenter quelques explications.
François est un homme de vingt-quatre ans, petit fonctionnaire. Il m'a été adressé par un collègue psychiatre avec un diagnostic de névrose phobique prépsychotique. En réalité, il ne présentait pas de phobies très précises, mais plutôt un comportement phobique généralisé l'ayant amené à une réduction de toutes ses relations et de tous ses intérêts. L'inhibition à tous les niveaux: affectif, moteur, intellectuel, rendait son malaise à vivre de plus en plus insupportable, et sa demande de secours urgente. Cette généralisation de l'inhibition était apparue à la fin de ses études secondaires. A la fin de cette année, il fit une primo-infection et partit en sanatorium. Au retour, il ne peut plus du tout travailler intellectuellement, vit dans un état stuporeux, n'a envie que de dormir, se sent impuissant en tout, avec des préoccupations hypocondriaques diffuses. Il faut noter qu'au cours de l'année qui a précédé sa primo-infection, il a, d'une part, perdu une grand-mère (qui a joué un grand rôle dans son enfance), et, d'autre part, semble avoir suscité l'intérêt d'un professeur de philosophie.
J'eus avec lui un assez grand nombre d'entretiens, au cours desquels j'appris les grandes lignes de son histoire, et j'hésitai, tout au long de cette période, à le prendre en analyse. En effet, la pensée de François, son expression verbale, sa manière de parler me mirent moi-même