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Avant de donner à cette note abrégée sa forme définitive nous avons reçu avec le plus grand plaisir et profit les textes des Drs Diatkine et Dreyfuss.
Le Dr Diatkine a bien remarqué le malaise d'être à la fois psychiatre dans une institution et psychanalyste. Nous l'avons bien ressenti maintes fois.
Le désir de faire profiter les malades et le personnel soignant des connaissances acquises par notre psychanalyse aussi bien qu'à travers les séminaires théoriques ne nous fait pas oublier la nécessité d'être prudents, de considérer nos devoirs de fonctionnaires et les divers obstacles relevant de la structure de l'institution et du psychisme des individus. Un changement d'hôpital, le travail dans deux services de type asilaire, le régulier contact avec deux psychanalystes du même hôpital, nos séances hebdomadaires de discussion de nos activités nous ont amenés à essayer de sortir un peu plus du cadre strict de la psychiatrie dite classique. Les problèmes qui nous sont venus à l'esprit, les doutes sur la meilleure façon d'agir, qui se développaient à mesure que nous commencions de nouvelles activités, successivement et depuis un an, c'est tout ce nous que venons ici vous dire.
Comme dans le très beau poème du collègue tchèque Miroslav Holub, nous ne cherchons qu'à donner une main qui aide — avec précaution, avec hésitation. Freud disait en 1910: « La vérité la plus blessante finit toujours par être perçue et s'imposer, une fois que les intérêts qu'elle blesse et les émotions qu'elle soulève ont épuisé leur virulence. »
Est-ce que l'on pourrait essayer de faire marcher plus vite cet épuisement?
Dans une structure asilaire classique comme il y en a partout, le médecin nouveau venu doit parfois faire face à un problème de compétition