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Je vais vous présenter une expérience vécue par moi-même, il y a déjà quelques années, en temps que psychiatre chargé d'un département clinique d'un hôpital psychiatrique traditionnel. Elle s'échelonne en trois degrés:
1. Nous avons aboli les thérapeutiques punitives: les méthodes de choc. Nous ne les avons utilisées qu'à des cas très exceptionnels d'agressivité intense en bloquant l'extériorisation de la conduite du malade — stupeur mélancolique, catatonie acinétique.
Pour remplacer la cure insulinique nous avons proposé des techniques de maternage plus ductiles et sans la condition agressive que celle-là comprend. Ces techniques sont: la balnéothérapie et le massage.
Le problème se pose dans les termes suivants:
Le malade psychotique grave a régressé à un niveau évolutif très précoce où il a reçu des frustrations massives; la blessure narcissique qu'il a reçue autrefois a été énorme.
Pour qu'une réévolution soit faite il faut souvent' colmater ces blessures, c'est-à-dire lui donner des gratifications narcissiques appropriées à ce niveau archaïque de la relation primaire (relation mère-fils au temps de bébé) où la frustration l'a saisi.
Une fois son narcissisme refait, le malade aura une plus grande tolérance à la frustration, ce qui devra lui permettre la suite du processus d'évolution de la cure dans le cadre du transfert en psychothérapie.