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Bien que j'aie réfléchi à chacune des contributions qui furent faites, je serais désireux de faire une brève intervention sur le sujet de l'imposition des limites, après quoi je me permettrai de poser une question à M. Coimbra de Matos sur la très intéressante contribution qu'il vient de faire.
Il me semble que toute discussion sur l'organisation des structures de soins des psychoses doit comporter une considération des manifestations cliniques où le malade nous fait connaître des vides de son Moi désagrégé et déchiré et sa faiblesse en confrontant les exigences pulsionnelles. On comprend que nous qui soignons les psychoses soyons frappés par l'objectivité requise du thérapeute envers le vrai état du Moi muet du malade. Bien que j'aie traité des schizophrènes comme psychiatre avant la deuxième guerre mondiale ce n'est que depuis ma spécialisation comme analyste que j'ai obtenu des succès. L'empathie avec les besoins du Moi du schizophrène est certainement difficile, et comment est arrivé le premier enfoncement de cette barrière, bien entendu, nous l'ignorons longtemps.
Mon intérêt a été attiré par la thérapie de la schizophrénie en observant que je me trouvais mis en garde fréquemment par leur tendance à envahir mes activités propres d'analyste ou de thérapeute de telle façon que l'on soit obligé de se défendre par l'imposition de certaines limites bien déterminées des besoins réels en tant que thérapeute. Sans entrer dans tous les détails, les résultats bénéfiques de ces mesures restrictives en ce qui concerne le champ où le thérapeute se permet d'agir vis-à-vis du malade, m'ont agréablement surpris. Après une action généralement envisagée comme hostile par l'un et l'autre, malade et thérapeute, le malade rend compte dans les séances suivantes d'un renforcement du Moi par quelque petite histoire de sa vie journalière relatée avec reconnaissance tandis que le thérapeute perçoit l'évidence d'un processus d'identification du Moi du malade ayant le thérapeute pour origin