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Ce qui suit est le résultat de réflexions portées sur mon expérience vécue à l'hôpital psychiatrique Miguel Bombarda, de Lisbonne, où je travaille depuis plus d'une dizaine d'années.
La présente note se compose de:
Une première partie, que j'ai nommée « Description d'une expérience sociothérapeutique à l'hôpital Miguel Bombarda: Origines historiques prochaines et dynamiques », et qui est la reproduction du rapport que j'ai lu au Colloque sur la sociothérapie, organisé par le Dr Parada Leitâo, chef de la « clinique » de l'hôpital Miguel Bombarda, à la Société portugaise de Neurologie et de Psychiatrie, le 27 juin 1968; cette première partie a déjà été écrite avec l'intention de la présenter aussi à ce XXIXe Congrès des Psychanalystes de Langues romanes. Dans mon esprit l'idée était claire que, d'une part, en lisant cette note dans un Colloque de psychiatres portugais je pourrais peut-être recevoir quelques suggestions intéressantes; d'autre part, en la présentant à notre XXIXe Congrès elle permettrait d'introduire auprès des congressistes une base d'expérience concrète importante afin que l'on puisse se situer. Réfléchissant sur ce sujet, j'ai pris la résolution de mettre cette première partie à la fin du présent travail, ce qui me permettra de ne pas m'attarder sur lui au moment de sa lecture au Congrès, mais réservant à ceux qui auraient intérêt à le lire, la possibilité de le faire.
Une deuxième partie — que j'ai nommée « Conceptualisation » — dans laquelle j'essaierai de synthétiser:
a) Avant tout des principes « philosophiques » généraux qui ont servi à mon orientation manifeste durant l'expérience sociothérapeutique décrite;
b) Puis certaines spécifications de la théorie psychanalytique sur lesquelles je me suis appuyé et qui m'ont le plus frappé; surtout en les envisageant selon un point de vue particulier: celui, non proprement du malade en tant qu'individu, mais surtout des réactions institutionnelles lorsqu'on essaie d'introduire des techniques e