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L'étude que nous proposons aujourd'hui s'inscrit dans une perspective particulière, celle des névroses de caractère dont nous avons déjà esquissé quelques points à propos de l'inhibition intellectuelle.
Plusieurs jalons seront nécessaires avant d'élaborer une théorie générale de ces névroses auxquelles les travaux de Nacht, d'Henri Sauguet et de Diatkine-Favreau, ont en quelque sorte, donné droit de cité.
Entre les comportements psychosomatiques d'une part et les névroses de transfert classiques, une histoire naturelle des névroses de caractère reste problématique. Cette histoire naturelle pourrait se perdre dans la multiplicité des caractères proprement dits, si la caractérologie analytique n'avait, à partir des travaux d'Abraham et de Freud, ouvert une voie de systématisation à partir des sources pulsionnelles essentiellement orales et anales.
Mais cette caractérologie ne trouve pas toujours à définir son poids dans l'économie névrotique ; son rôle dans la dynamique de la cure et plus encore sa place dans la répartition topique de la névrose. Freud s'est essentiellement appuyé sur les névroses de transfert et sur la psychose, mais il nous a fourni les moyens théoriques de comprendre tout ce qui pouvait advenir en matière de conflit psychique. Ses derniers travaux sur la répétition et la névrose de destinée seront à cet égard indispensables.
Mais laissons là les éléments d'une théorie générale, nous nous en tiendrons aujourd'hui à l'étude d'une situation concrète, celle de la solitude.
Je dis : situation concrète pour distinguer la solitude de ce que pourrait représenter la perte d'objet en général, qui, elle, n'est concrète que si l'on se rapporte à la réalité psychique. Il s'agit d'entendre ici la