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« La lumière s'est éteinte. » C'est en ces termes qu'une patiente, Laura, nous annonça la mort de sa mère.
Des observations subséquentes, que nous mentionnerons au cours de cet article, nous ont permis de confirmer le symbolisme inconscient auquel faisait allusion notre malade : la lumière c'est la mère, et vice versa.
En fait, un rêve de cette malade que nous avons cité dans notre article de 1965 : « Un mécanisme particulier de pleurer pathologique » (1), rêve qui illustrait et donnait la clé de ce pleurer chez Laura, illustre aussi et donne là clé de son équation inconsciente : la lumière c'est la mère.
Cette équation et l'allusion voilée qui y était faite dans le rêve du pleurer pathologique ne nous sont apparues que plus tard, en fait lors de la mort de la mère de Laura. On pourrait dire que ce rêve, comme certains comportements humains, est surdéterminé, ou encore qu'il a deux significations complémentaires. Mais nous trouverons un dénominateur commun psycho-organique à cette double signification, à savoir le rôle de la peau dans l'attachement mère-enfant.
Ce rôle, nous l'avons exposé dans un article précédent (1959) qui porte précisément ce titre (2) et qui décrit les structures fondamentales du cas de cette même Laura. Ces structures, tel le tronc d'un arbre, sous-tendaient les manifestations psychosomatiques observées chez la patiente.
Rappelons-les brièvement ici, comme nous l'avons fait dans l'article du pleurer pathologique. Nous citons cet article : « La peau avait, chez Laura, une importance fondamentale dans le lien qui l'attachait à sa mère. Laura ne pouvait, pour ainsi dire, vivre à moins de se glisser dans la peau de sa mère ou dans celle des images maternelles, ou bien de fusionner sa peau avec les leurs. Toutes les relations de la malade avec les personnes qui l'entouraient — la plus importante étant l'analyste,