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Stern (M. M.), Fear of death and neurosis (La névrose et la peur de la mort), p. 3-31 (i).
Yazmajian (R. V.), Dreams completely in color (Les rêves en couleur), p. 32-47 (2).
Schecter (D. E.), Identification and Individuation (L'identification et l'individuation), p. 48-80 (3).
Friedman (L.), Drives and knowledge : a speculation (Pulsions et connaissance), p. 81-94.
Débats scientifiques :
Francis (J. J.), Masturbation, p. 95-112.
Edelheit (H.), Language and Ego development (Le langage et le développement du moi), p. 113-122.
Barker (W. J.), Female sexuality (La sexualité féminine), p. 123-145.
(1) Stern (M. M.), Fear of death and neurosis (La névrose et la peur de la mort).
Si l'œuvre de Freud a permis de réduire dans une certaine proportion le tabou de la sexualité dans notre culture, le tabou de la mort, lui, n'est pas encore brisé, et il y a peu de travaux psychanalytiques sur l'influence de la peur de la mort sur le développement mental. L'expérience clinique de l'auteur l'a amené à penser que chez l'homme, l'adaptation à la mort est un facteur nécessaire de la maturation et qu'un déficit dans cette adaptation est une source de névrose. Pour lui, la peur de la mort, d'apparition très précoce, est la peur de la répétition de la terreur mortelle ressentie lors de situations traumatiques ambivalentes précoces, telles que la perte d'objet, ou l'abandon maternel ; derrière cette terreur mortelle, réponse au traumatisme, existe une dépression primaire et un état d'immaturité sensorio-motrice.