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C'est en 1920, dans Au delà du principe de plaisir, que Freud a le plus clairement exposé sa conception d'une « compulsion de répétition ».
Il avait bien auparavant décrit des phénomènes répétitifs tant dans le tableau des névroses que dans le déroulement de la cure psychanalytique. Mais sa perspective restait purement clinique, descriptive. Et, sur le plan théorique, rien ne lui paraissait là en contradiction avec le principe de plaisir.
En 1920, au contraire, Freud se place sur un plan différent, théorique et métapsychologique : la compulsion de répétition y est envisagée, non plus comme un phénomène, mais comme un concept métapsychologique, comme une force sans cesse à l'œuvre, qui surpasse le fameux principe de plaisir.
Après 1920, Freud ne fera que reprendre cette perspective, mais nous verrons qu'il put l'étendre à divers domaines de ses études psychanalytiques.
Notre exposé comprendra trois parties et, prenant comme centre Au delà du principe de plaisir, nous verrons ce qui, avant 1920, préparait l'élaboration du concept de compulsion de répétition ; nous verrons, enfin, les applications de ce concept dans les œuvres freudiennes d'après 1920.
Dans les écrits de Freud de la première période, on retrouve très souvent la description de phénomènes de répétition, en particulier à propos des symptômes névrotiques, et du transfert de la cure psychanalytique. Le terme de « compulsion de répétition » n'apparaît toutefois que tardivement ; d'autre part, les phénomènes ainsi décrits sont présentés dans la perspective du principe de plaisir : la tendance à répéter telle ou telle expérience passée vise à abaisser un certain taux d'excitation, dont l'existence même est source de déplaisir.
C'est ce qu'on trouve en particulier dans les Etudes sur l'hystérie (1895). Dans ses symptômes comme dans son comportement, le névrosé